« Au-delà » sur une idée originale de Sophie Davant. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

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Diffusion :

Dimanche 28 octobre à 22h
Jeudi 1er novembre à 15:00

 

Christophe Fauré est, avec Sophie Davant, co-rédacteur de l’émission « Au-delà ».

Emission présentée par Sophie Davant, sur une idée originale de Sophie Davant, et coproduite par France 5 / R & G Productions. Réalisation : Jérôme Révon et Eric Simon. Direction de production : Dominique Thauvin. 2007.

Présentée par Sophie Davant, cette émission propose d'aborder ouvertement et sans tabou le sujet de la mort et du deuil sous tous ses aspects. Affronter la mort pour mieux vivre sa vie, tel est l’objectif de cette émission. Sophie Davant et un invité accompagné de témoins et de spécialistes en rapport avec le thème traité réagiront à un reportage enquête sur le sujet et en débattront. Au delà de la mort, c’est surtout de la vie dont il sera question.

Pour cette émission consacrée à la perte d'un enfant et articulée autour des quatre étapes du deuil, le choc, la préservation du lien, la réalité de l'absence et la reconstruction, le comédien Roland Giraud est l'invité de Sophie Davant. Il évoque son rapport intime à la mort et parle du drame qui l'a touché le 9 décembre 2004, jour où sa fille Géraldine été retrouvée assassinée. Les témoignages de trois couples endeuillés par la perte d'un enfant (suicide, accident, maladie), complètent les commentaires de Roland Giraud.

 

Extrait du site de France 5 :

AU-DELÀ : Une émission sur la vie où l'on regarde la mort en face. C'est le principe, paradoxal et inédit, de ce rendez-vous. Comment surmonter le deuil ? Comment apprivoiser l'absence ? A l'approche de la Toussaint, 'Au-delà' aborde la mort frontalement, sans détour mais sans être pesant. Pour cette émission spéciale articulée autour du thème de la perte d'un enfant, le comédien Roland Giraud est l'invité de Sophie Davant. Rencontre avec celle qui a mûri l'idée d''Au-delà'.

Entretien avec la présentatrice Sophie Davant

Comment vous est venue l'idée de ce rendez-vous d'un genre un peu particulier ?

Sophie Davant : En discutant avec l'académicien Erik Orsenna. Nous parlions de nos expériences respectives concernant le décès de gens proches et nous disions que c'était un sujet occulté dans notre société. Nous ne vivons plus avec nos morts. Aujourd'hui, on parque les gens malades à l'hôpital et on s'en détache, contrairement à ce qui se pratique dans d'autres civilisations. En France, c'est devenu un sujet complètement tabou. De cette discussion est née l'idée de faire un magazine frontal sur ce sujet-là : parler de la mort pour mieux parler de la vie.

Quel en est le concept ?

S. D. : L'idée est d'interviewer un invité dans son rapport intime à la mort et de profiter d sa présence pour développer un thème en particulier. Avec Roland Giraud, qui a accepté de participer à cette première émission, nous parlons de la perte d'un enfant, des étapes franchies pour surmonter l'obstacle et de la difficulté de redonner un sens à sa vie après une telle horreur. L'idée est aussi de confronter l'invité à des témoignages de personnes ayant vécu la même situation et de voir comment chacune s'en est sortie dans les différentes étapes de deuil. L'objectif est d'en tirer des leçons de vie, une philosophie, de donner des clés et de faire partager cette expérience de la mort. Car, un jour ou l'autre, tout le monde y est confronté.


Ce traitement de la mort n'est-il pas brutal ?

S. D. : Non. Il faut oser affronter ce sujet-là sans tourner autour. Il y en a assez qu’il soit occulté. C'est bien d’en parler pour mieux vivre sa vie. Pour aider les vivants, ceux qui restent, à profiter de chaque instant. Dans ce numéro, nous nous penchons sur le deuil d'un enfant, mais dans les prochaines émissions que j'aimerais faire, je voudrais parler des soins palliatifs, de ceux qui ont vécu une expérience proche de la mort, de ceux qui parlent avec les morts… Il y a des tas d'angles à traiter.


Au-delà du challenge intellectuel et médiatique, c’est une émission qui semble vous tenir à coeur…

S. D. : Oui. Il y a d'abord une expérience personnelle. J'ai perdu ma mère à 20 ans. Elle avait 44 ans quand elle est morte d'un cancer du sein. Par ailleurs, j'ai beaucoup côtoyé les maladies graves et douloureuses par l'intermédiaire du Téléthon, que je présente depuis dix ans. Je sais aussi que j'ai l'habitude de parler de ces sujets d'une manière lumineuse qui aide les vivants et ceux qui sont confrontés à tout ça. Ce n'est pas une émission triste ou plombante. C'est une émission sur la vie.

Propos recueillis par Gaël Nivollet