| Chronique de septembre 2008 |
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Qu’est-ce que la fusion amoureuse ? On se rencontre… On tombe amoureux… cela semble être la chose la plus simple au monde. Mais finalement, que se passe-t-il vraiment ? Quelle est la dynamique psychologique derrière le coup de foudre ?
Dans l’état amoureux, il y a un effondrement temporaire des frontières psychiques de notre ego que nous nous sommes construites pour exister seuls : c’est l’abolition de ce sourd – et douloureux - sentiment d’être séparé d’autrui et qui constitue le noyau dur de notre solitude fondamentale. En tombant amoureux, nous faisons à nouveau l’expérience d’une osmose avec un être autre que nous et le souvenir de la fusion originelle se réactive ; nous avons alors l’impression de faire un avec l’univers tout entier. Mais cela ne dure pas… Non, effectivement. Après un certain temps, il y a réédification des frontières psychiques de chacun : chacun se retrouve en face de l’autre. Partant de là, soit on zappe la relation, tant la perte de fusion est insupportable, soit on passe ensemble le cap de cette inévitable désillusion et on commence à apprendre à s’aimer vraiment. En fait, ceci montre toute la différence entre l’état amoureux fusionnel qui arrive comme ça et ne demande aucun effort et l’amour qui lui est une démarche volontaire qui vise à préserver et à nourrir le lien entre deux êtres qui se savent désormais différents l’un de l’autre. Pour casser l’aspect romantique du coup de foudre : on dit qu’il aurait une base biologique au coup de foudre ?! Semble-t-il… Une étude de l’université de Cornell, aux Etats-Unis a étudié trois neurotransmetteurs (des substances chimiques du système nerveux qui gouvernent nos comportements) chez 5000 sujets : la dopamine, la phényléthylamine et l’ocytocine. Ces substances sont sécrétées en grande quantité dans notre cerveau durant la phase de fusion amoureuse et cela dure entre 18 mois et 3 ans. Puis, cette intense sécrétion décroisserait progressivement au fil du temps et ce serait la fin de l’état amoureux. Certains chercheurs considèrent que cette sécrétion massive de neurotransmetteurs aurait pour fonction d’augmenter la probabilité des relations sexuelles pour favoriser la survie de l’espèce ! |


